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AFFAIRE DREYFUS



1894 :

En septembre

Le Service des renseignements de l'armée intercepte une lettre, qui deviendra le bordereau, et entame une enquête. Après que les soupçons se soient portés sur le capitaine Alfred Dreyfus, ce dernier est arrêté en octobre, le 15, et est écroué à la prison du Cherche-Midi.

Le 19 décembre

le procès de Dreyfus devant le conseil de guerre débute à huis clos.

Le 22

Il est condamné à la déportation à vie dans une enceinte fortifiée. Ce procès est entaché d'une illégalité : en effet les juges ont eu connaissance, avant leurs délibérations, du dossier secret prouvant la culpabilité de Dreyfus. Ni l'accusé, ni son avocat ont eu communication de cette pièce.

1895 :

Alfred Dreyfus est dégradé publiquement dans la grande cour de l'École militaire puis envoyé, par bateau, en Guyane pour être transférer sur l'île du Diable.

1896 :

Le commandant Picquart, nouveau chef du Service des renseignements, entre en possession du "petit bleu" et commence à soupçonner le commandant Esterhazy d'être le véritable auteur du bordereau. Picquart fait part de ses soupçons à ses supérieurs qui lui recommandent la prudence et finissent par l'éloigner de Paris.

1897 :

Le commandant Picquart, sentant que l'on cherche à le discréditer, se confie à son ami Me Leblois. Ce dernier confiera ce qu'il sait à Scheurer-Kestner qui entrera en campagne pour la défense de Dreyfus.

Au début du mois de novembre

Bernard Lazare, un des rédacteurs du journal l'Aurore se rend chez Émile Zola, ainsi que Me Louis Leblois afin de lui exposer les faits réels de l'Affaire Dreyfus.

Le 16

Par l'intermédiaire des journaux, Mathieu Dreyfus, frère du condamné, dénonce publiquement Esterhazy comme étant le véritable auteur du bordereau.

En décembre

Zola commence sa campagne pour l'Affaire Dreyfus.

1898 :

Le 10 janvier

Le procès à huis clos du commandant Esterhazy débute pour aboutir, le lendemain, à son acquittement.

Le 13 janvier

c'est la publication dans l'Aurore de la Lettre ouverte au Président de la République Félix Faure d'Émile Zola que Clémenceau à renommée "J'accuse".

Le 20 janvier

Zola et Perrenx, gérant du journal, sont assignés à comparaître devant la cour d'assises de la Seine. Parallèlement, les trois experts en écriture assigne Zola devant le tribunal correctionnel pour diffamation.

Le 7 février

Début du procès de Zola et de Perrenx. Il prendra fin le 23 avec la condamnation de Zola à un an de prison et 3000 F d'amende. Pendant ce procès, une allusion au "faux Henry" sera faite par De Pellieux. E. Zola décide de se pourvoir en cassation le 26.

Le 9 juillet

Le procès des trois experts voit la condamnation de Zola à quinze jours de prison avec sursis et à 2 000 F d'amende, ainsi que 5 000 F de dommages intérêts à verser à chacun des experts.

Le 18 juillet

La cour de Versailles confirme le jugement précédemment rendu. Le soir même, E. Zola quitte la France pour l'Angleterre afin d'éviter que l'arrêt ne devienne exécutoire.

Le 30 août

Le colonel Henry est arrêté après avoir avoué qu'il a commis un faux à Cavaignac. Henry se suicide le lendemain dans sa cellule.

Le 29 octobre

La chambre criminelle de la cour de cassation déclare recevable la demande de révision du procès Dreyfus.

1899 :

En juin

Zola rentre en France après que A. Dreyfus fut informé de l'arrêt de révision.

Le 1er juillet

A. Dreyfus rentre en France.

Le 9 septembre

Le conseil de guerre de Rennes déclare, de nouveau, Dreyfus coupable mais on lui accorde des "circonstances atténuantes". 10 jours plus tard, le Président de la République, Émile Loubet accorde une grâce à Dreyfus.

1900 :

Le 18 décembre

Une loi d'amnistie est votée par la Chambre des députés, qui sera également votée par le Sénat 6 jours après.

1902 :

Émile Zola meurt asphyxié dans son appartement parisien.

1906 :

Le 13 juillet

La Chambre des Députés vote la réintégration de Dreyfus dans l'armée française et adopte un projet demandant le transfert des cendres de Zola au Panthéon.

Le 21 juillet

A. Dreyfus est fait chevalier de la Légion d'honneur.

1908 :

Le 4 juin

Les cendres d'Émile Zola sont transférées au Panthéon.
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