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Maurice Trintignant est né le 30 octobre 1917 à Sainte-Cécile-lès-Vignes dans le Vaucluse.

Avant-dernier d'une fratrie de cinq frères et une sœur, le jeune Maurice Trintignant est d'un caractère placide et posé. Il grandit dans la propriété familiale du Gard et rien ne semblait devoir l'attirer vers la carrière qui le rendra célèbre plus tard, mais monsieur Trintignant père avait la passion des autos.

Une Chenard et Walcker, puis deux Bugatti (type 40 et 35) et une Amilcar vont successivement garnir la cour familiale, que les garçons ne laissent guère souvent vide… Les trois aînés se bâtissent rapidement une petite réputation locale dans les courses de côtes où Maurice les accompagne dès l'âge de douze ans. René est assez mordu mais son mariage mettra un terme à une courte carrière tandis que son frère Raoul ne persévère guère ; seul Louis apparaît gagné par le virus. Il s'aligne au volant de la Bugatti 2,3 L et commence à faire parler de lui quand, hélas, il se tue à Péronne en 1933 lors du Grand Prix de Picardie enlevé par Philippe Etancelin.

Les années passent, Maurice prend de l'âge et forge en lui son destin : il deviendra coureur comme son frère disparu.

Les spectateurs du Grand prix de Pau du 10 avril 1938 lisent un nom sur le programme : Maurice Trintignant, engagé sur une Bugatti - c'est la vieille voiture de son frère.

Devant une forte opposition, notamment les Mercedes de Lang et Caracciola, le jeune homme de 21 ans se place cinquième, puis, deux mois plus tard, il remporte sa première victoire internationale à Chimay, toujours au volant de la Bugatti, surnommée « la grand-mère ».

Il récidive à Chimay l'année suivante mais Trintignant cherche une remplaçante à sa vénérable auto et pense à Maserati et à Delahaye.

La guerre éclate. Les années noires défilent. Et un beau matin, à la Libération, des autos de course se réunissent au Bois de Boulogne où une épreuve se déroule. Trintignant a convoyé son auguste Bugatti qui n'ose maintenant avouer son âge. Elle refuse de démarrer, grippée par cinq ans de cales. Les copains de Maurice se penchent sur le moteur, l'auscultent, rien. C'est Maurice qui trouve ; le carburateur est plein de crottes de rats, des « pétoules », dit-on en patois provençal, et Jean-Pierre Wimille de s'esclaffer : « Sacré pétoulet ! ». Le surnom de Trintignant est né ce jour-là.

En 1947 il intègre l'écurie Simca-Gordini et enchaîne quelques succès - Perpignan, Montlhéry, mais l'année suivante, une tragédie l'attendait à Berne, en lever de rideau du Grand prix de Suisse où sa Gordini est engagée dans une course de voiturettes.

Tentant un dépassement, Trintignant glisse et heurte une barrière, sa voiture s'envole au-dessus de la piste et éjecte son pilote qui retombe désarticulé. Il est donné pour mort et certains journaux l'annonceront, pourtant son cœur repart mais il restera neuf jours dans le coma.

Après une douloureuse convalescence, il fait sa rentrée à Pau en 1949. Il sera fidèle à Gordini jusqu'en 1953, gagnant notamment à Roubaix en 1950, à Albi et Cadours en 1951, à Caen en 1952 et de nouveau Cadours en 1954. Il signe ensuite chez Ferrari pour qui il gagne ce qui reste son succès le plus convaincant, le GP de Monaco 1955.

Maurice Trintignant est celui qui conduisit l'unique Bugatti engagée dans un Grand Prix du Championnat du monde, c'est à Reims en 1956. Il s'illustre sur les circuits en ville et ses victoires à Monaco et à Pau en font un spécialiste de la course urbaine où son pilotage fin et coulé fait merveille ; il gagnera à Monaco encore en 1958 sur Cooper.

En 1964, à 47 ans, il donne une magnifique leçon de courage à Rouen lors du Tour de France auto où il conduit une Cobra. C'est là l'une de ses dernières apparitions, mais sa carrière ne s'arrête pas pour autant ; Maurice est actif et en distribue les preuves en s'intéressant à la sécurité routière, en apportant un soutien au constructeur Grac (MT c'est lui), etc.

Oncle du comédien Jean-Louis Trintignant , Maurice Trintignant s'était retiré sur ses terres de Vergèze, petite ville du Gard dont il fut longtemps maire, où il élevait un petit Côtes-du-Ventoux sympa, à son image, Le Pétoulet.

Maurice Trintignant est décédé le 13 février 2005 à Nîmes à l'âge de 87 ans.

La traduction est effectuée par google Outils linguistiques.

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