Catherine Rouvel née à Marseille, Catherine (Vitale) grandit aux Crottes, rue Edgard Quinet.
Elle entre à l'Institut Cinématographique Marseillais et fait ses premiers pas sur les planches au Théâtre Quotidien de Marseille en 1956 avec "George Dandin" et "Les fourberies de Scapin".
Puis Catherine rejoint la Comédie de Provence à Aix où elle joue "Un chapeau de paille d'Italie" avec l'équipe de Serge Peyrat et René Lafforgue.
Fidèle de la Cinémathèque de Paris, Catherine rencontre Jean Renoir qui reconnaît en elle le personnage de Nénette qu'il cherche pour son prochain film "Le déjeuner sur l'herbe" et qu'il tournera en juillet 59 avec Paul Meurisse et Fernand Sardou.
Renoir donne à Catherine Vitale le nom de Rouvel, nom issu de celui du mari de Catherine, Georges Rouveyre, et "qui se termine par une aile". Toute la presse écrira : "Catherine Rouvel est le modèle vivant d'un tableau du peintre Auguste Renoir".
Dans les années 60-70 : dirigée par Claude Chabrol, Julien Duvivier ou Michel Deville, "Landru","Kriss romani", "Chair de poule", "Benjamin" et "Borsalino" lui feront rencontrer notamment Robert Hossein, Catherine Deneuve, Michèle Morgan, Michel Piccoli, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo sur le grand écran.
Au théâtre, c'est le succès de "Marius" de Marcel Pagnol et du "timide au palais" avec Jean-Louis Tintignant, "Bienheureuse Anaïs" avec Franck Fernandel, "Le hasard au coin du feu" mis en scène par Jean Vilar avec Jean-Pierre Cassel, "La fête noire" d'Audiberti vu par Georges Vitaly, "Fanny" de Marcel Pagnol et "Le carrosse du Saint-Sacrement" mis en scène par Michel De Ré.
A la télévision, "Woyzeck" révèle au grand public une comédienne dramatique exceptionnelle, sous la direction de Marcel Bluwal. Les années 70-80 seront les années-feuilletons qui donneront à Catherine une popularité particulière auprès du grand public : "L'éducation sentimentale", "Les rois maudits", "Le tourbillon des jours" et "Les chevaux du soleil" qui lui permettent de donner la réplique à Françoise Fabian, Jean Piat, Hélène Duc, Niels Arestrup, Yolande Folliot, Gilles Segal et Pascale Roberts, son amie.
Au cinéma, Catherine retrouve Claude Chabrol pour "La rupture", tourne "Les assassins de l'ordre" avec Jacques Brel sous la direction de Marcel Carné, "Le soldat Laforêt" avec Guy Cavagnac et "La victoire en chantant" avec Jean-Jacques Annaud. Les télévisions anglaise et suisse font appel à Catherine pour "Cloche merle" et "La confession".
En France, Claude Szntelli lui offre deux beaux rôles dans "Le port" et "L'évangile selon Saint-Luc" dans lequel Catherine interprète la Vierge Marie. Sur scène, "Les frères Karamazov", "La débauche", "La dame de chez Maxim's" et "Le mariage de Figaro" offrent à Catherine des rôles importants et diversifiés où son talent éclate de mille feux.
Les années 80-90 sont marquées par de beaux rôles, dans "Le boulanger de Suresnes" avec J-M Thibault et dans "Sacrifice" à la télévision, "Louise l'insoumise" et "Fuégos" au cinéma, et "Une absence" au côté de la superbe Suzanne Flon au théâtre.
En 1991, Catherine est nommée aux "Molière" grâce à sa prestation dans "Eurydice". "Vu du pont" et "L'opéra des gueux" marquent son retour au théâtre méditerranéen suivi en 1995 de la pièce de Jean Bouchaud "Un coin d'azur".
En 1996, Catherine entre dans la peau de Marie, la bonne dévouée et attentive de Jean de la Fontaine, "le libertin de Dieu", incarné par Guy Trejan et tourne sous la direction de Joël Santoni deux téléfilms dans lesquels elle retrouve son fils de "De sable et de sang", Patrick Catalifo.
En juillet, Angers nomme Catherine "Ambassadrice de la Rose". En août, 350 personnalités du spectacle fêtent ses 40 ans de carrière à Cavalaire. Alors que sort en librairie "Catherine Rouvel" , par Alain Desvignes, biographie qui raconte l'enfance marseillaise de la comédienne, ses débuts avec Jean Renoir et ses 40 ans de carrière, riches de rôles éclectiques pour le cinéma, la télévision et le théâtre, Marseille rend un grand hommage à la fille du pays en février 97 avec projections de films et exposition.
En mai 1999, à la demande personnelle de Jacqueline Pagnol, Catherine rejoint à Marseille le tournage d'une fiction qui raconte l'histoire d'un instituteur qui fait aimer la lecture à ses élèves grâce aux textes de Marcel Pagnol. Catherine tourne également à Marseille un court métrage destiné à la télévision.
Ce texte provient du site officiel de Catherine Rouvel et publié avec l'aimable autorisation d'Alan O'Dinam.