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La Provence

A la frontière de l'Italie qu'elle rejoint par les Alpes, et bordée par la Méditerranée, la Provence appartient aux pays du sud de l'Europe. Communément appelée "Porte de l'Orient", elle fut un territoire charnière entre l'Occident et les civilisations du Monde arabe.

La Provence n'est pas une région en soi. Héritière de la "Provincia Romana" (la province romaine), elle a au fil du temps désigné un territoire aux dimensions variables jusqu'à son rattachement, dans les années 1960, à la région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Elle est située dans la partie sud-est de la France, la Provence "mère" recouvre une partie des départements des Alpes-de-Haute-Provence, du Var, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Elle s'est étendue aux départements des Hautes-Alpes et des Alpes Maritimes. La Provence est encadrée à l'ouest par la Drôme, le Gard et le Languedoc-Roussillon, et au sud entièrement bordée par la Méditerranée.

Située entre les Alpes et la Méditerranée, la Provence est connue pour son soleil et l'incroyable diversité de ses sites.

La région compte près de 300 000 ha d'espace naturels, dont :

Le parc régional de Camargue (85 000 ha), classée patrimoine mondial.

Le parc régional du Luberon (120 000 ha).

Elle offre 300 km de côtes et 11 000 km² d'espace forestiers. Vacances sportives ou culturelles, gastronomiques ou simplement contemplatives, la Provence possède une profusion remarquable de lieux de loisirs et de découvertes, et bénéficie d'équipements et d'infrastructures de haut niveau.

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur couvre une superficie de 31 395 km². En 1990, sa population s'élevait à 4,25 millions d'habitants, ce qui la situe au troisième rang des régions françaises. Après l'Ile-de-France, elle est la région la plus urbanisée de France avec 88,2% de ses habitants (3, 8 millions) vivant dans des unités urbaines contre 500.000 seulement vivant dans des communes rurales. Ses principales villes sont Marseille, la métropole régionale, Nice, Toulon, Aix-en-Provence, et Avignon.

Géographie, végétation et climat

La Provence est une terre riche, belle, foisonnante de contrastes. Montagnes, plaines, collines, massifs, côtes, îles, gorges, falaises, campagnes et forêts définissent une géographie complexe, organisée en trois unités distinctes.

Les peintures pariétales de la grotte de Cosquer, découverte dans le massif des calanques entre Cassis et Marseille en 1991, révèlent Au nord et à l'est, les montagnes des Alpes du Sud occupent la moitié du territoire provençal, jalonné par les massifs du Ventoux, les Mées et les gorges du Verdon.

A l'ouest et au sud, s'étalent les régions basses, traversées par les plaines alluviales du Rhône et de la Durance où s'opposent les terres limoneuses du Comtat aux terres sèches de la Crau ; et les plaines du littoral méditerranéen qui s'étendent des longs rivages déserts de la Camargue aux blanches Calanques de Cassis et de Marseille, des Iles du Levant aux massifs cristallins des Maures et de l'Estérel.

Au centre, au beau milieu des plaines et des bassins, se dressent des hautes terres faites de collines, de plateaux et de falaises.

Ici, plus qu'ailleurs, les couleurs détonent, les contrastes jaillissent entre les roches bleutées des Alpilles, les rouges terres du Lubéron, les lavandes de l'austère plateau de Valensole et les lumineux massifs de Sainte Baume et de Sainte Victoire.

L'importance des forêts, toujours vertes, est un élément particulier des paysages provençaux. Avec 11 000 km², la forêt couvre 37% de la superficie totale de la région, soit 8% des surfaces boisées françaises. Elle se compose à 60% de résineux, les plus caractéristiques sont le pin d'Alep, le pin sylvestre et le pin parasol, et à 40% de feuillus, chênes-verts en particulier.

Elle prédomine dans les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence. Les garrigues et la lande avec leurs plantes odorantes, lavande, thym, romarin..., et les plantes tropicales, cactus et palmier, font aussi partie du paysage méditerranéen.

Le climat provençal a fait la réputation de ce pays "où il fait bon vivre". Caractérisé par un exceptionnel ensoleillement, il offre des hivers doux avec des températures moyennes de 8°, et de longs étés chauds et secs variant de 22° à 30°. Les pluies sont rares, moins de 50 jours par an, mais tombent en averses violentes et brèves. Les régions littorales bénéficient de près 300 jours de beau temps par an.

Ce soleil est idéal pour la plantation d'oliviers, les arbres fruitiers, la viticulture (16 appellations provençales) et les longues siestes bercées par "la rumeur cuivrée des cigales" ...

Les cigales

A l'heure de la sieste, quand le soleil chauffe dans la Garrigue, on entend leur chant incessant. Leur larve séjourne pendant quatre ans à 40 cm sous terre, se nourrissant de racines. Après quatre ans de mues, la cigale attend le réchauffement du sol pour apparaître à la surface, serrée dans une carapace qui vient craquer au soleil.

Dépouillée en quelques minutes de cette chemise qu' elle abandonne sur une tige ou un tronc, la cigale verte tendre, les ailes chiffonnées et transparentes, se sèche au soleil, brunit et durcit.

Puis, les ailes bien repassées, la voilà qui s'envole vers les arbustes. Avec son suçoir, elle aspire la sève de la plante. Quatre à cinq semaines de vie aérienne seulement à jouir du soleil, chanter et pondre 400 à 500 oeufs, avant de mourir, bientôt dévorée par la fourmi, sa voisine.

Parmi les insectes, les chanteurs les plus connus sont les sauterelles et les grillons qui stridulent en raclant rapidement une arête sur une surface inégale. Les cigales ont une méthode tout à fait différente et beaucoup plus efficace si l'on en juge par l'amplitude du son, celui-ci est provoqué par la contraction et la vibration de deux timbales, assez semblables à des peaux de tambour: l'insecte en possède une de chaque coté dans une cavité ventrale fermé par un opercule.

On entend certaines cigales dans un rayon de 40 m, et si l'on est proche, elles rendent impossible toute conversation normale. Dans la plupart des cas, seuls les mâles chantent, certaines espèces font toutefois exception. Les deux sexes sont pourvus des organes de l'ouïe et peuvent naturellement reconnaître le chant de leur espèce propre.

Les Vents en Provence

Les Provençaux, qui ont la réputation de parler beaucoup, ont inventé un nom pour la moindre brise. Parfois, on trouve des noms différents pour des vents qui soufflent pourtant de la même direction; seules leurs forces (ou leurs températures) permettant de les distinguer. A Marseille, on "connaît" plus de 30 vents différents (!)

Voici les principaux, avec leurs noms en Provençal :

Ces appellations, remarquablement précises, relèvent bien entendu du folklore local. Il faut se souvenir en effet que la météorologie est une science récente, et que les anciens provençaux qui ont inventé ces noms ne faisaient pas la différence entre une brise thermique, un vent synoptique, le vent généré par une dépression...

Ainsi par beau temps (Anticyclone), la brise va se lever avec le soleil (ou un peu après lui) et le "suivre" tout au long de la journée en se renforçant, pour mourir après son coucher. Pour les pêcheurs provençaux, elle va donc prendre successivement plusieurs noms.

Proverbes et dictons

Le folklore provençal connaît un grand nombre de proverbes relatifs au vent. Si les marins sont souvent à l'origine des dictons concernant le vent, ce n'est pas systématique : les agriculteurs, les bergers, les meuniers (à cause des moulins à vent) ont aussi apporté leur contribution dans ce domaine.

En voici quelques uns :

On le dit...

Le mistral souffle 3, 6 ou 9 jours.

C'est un dicton local : mistral qui lève de jour dure 3, 6 ou 9 jours c'est joli, mais ce n'est pas vérifié. En fait, le mistral peut souffler quelques heures ou dix jours d'affilé, voire plus.

Le mistral refroidit la mer.

Le mistral en Provence souffle de la terre vers la mer. Il chasse les eaux de surface, toujours plus chaudes, qui sont alors remplacées par de l'eau plus froide qui monte du fond. L'été, au bord des plages, le mistral peut diminuer la température de l'eau de plusieurs degrés en quelques heures.
* Mistral et Tramontane sont deux noms pour un même vent. Ce sont deux appellations locales pour le même vent. On parle de Tramontane en Languedoc et en Roussillon, de mistral ailleurs.

Il y a moins de mistral qu'avant.

Il y a autant de jours de mistral qu'avant (au fait, c'est quand, avant ?), il est toujours aussi fort et ne souffle pas moins longtemps. A Marseille, le mistral souffle en moyenne 100 jours par an.

Le vent apporte (ou chasse) la pluie.

Le vent ne transporte pas la pluie. Il n'est pas possible de simplifier ainsi la vie de l'atmosphère. La pluie, phénomène météorologique très complexe, en fait partie.

Le Mistral chasse les nuages.

Le vent ne pousse pas les nuages ! Si le temps se dégage, c'est que la nature de l'air change sur ces régions. Cela correspond à une invasion d'air froid (stable) et sec (sans eau), ce qui fait que la nébulosité diminue, jusqu'à disparaître.

La gastronomie provençale tient ses saveurs de la terre même, thym, romarin... Sauvages aux odeurs puissantes, ces plantes poussent dans les collines ou au coeur des pinèdes. Il n'y a qu'à se baisser pour les ramasser. Avec l'ail, l'oignon, l'huile d'olive et la tomate, elles constituent la base de la cuisine provençale.

Les produits provençaux

Les herbes de Provence :

Plantes aromatiques comprenant le thym, romarin, sarriette, origan ou marjolaine, laurier, fenouil, sauge, serpolet, basilic. Elles s'utilisent de préférence sèches et doivent être dosées avec modération. On les trouve généralement déjà réduits en poudre, prêtes à l'emploi.

L'ail :

Caractère de la cuisine provençale, l'ail est une petite gousse au goût fort et puissant. Il s'incorpore aux préparations à petite dose pour ne pas dominer les autres saveurs. Son rôle est au contraire de les relever. Blanc ou violet, il se présente tressé ou en bouquet.

L'huile d'olive

Voici l'or de la table, l'huile d'olive. C'est elle qui donne toute sa richesse à la cuisine méridionale. Son goût est d'une telle finesse, qu'on l'utilise généralement crue. Sur une tranche de pain frais, juste un filet de cette huile constitue un véritable délice. Mais elle demeure indispensable à la préparation des mets traditionnels. Les huiles les plus réputées sont celles des Alpilles et de Salon, du Moyen et du Haut Var (Draguignan) et celles des Alpes-de-Hautes-Provence (Digne, les Mées). L'huile d'olive, c'est aussi le savon de Marseille. Attention, seul le savon vert contient 72% de cette matière grasse.

La truffe :

La truffe noire, trésor de la terre provençale, a un goût si raffiné qu'il tient de l'élixir. Sa rareté en fait un produit de grand luxe. Grand marché traditionnel dans le village de Rognes en décembre.

Quelques spécialités provençales

L'aïoli:

"L'aïoli concentre la force, l'allégresse du soleil provençal" , disait Mistral . C'est une mayonnaise sans moutarde faite à l'huile d'olive et parfumée à l'ail pilé cru. Il accompagne principalement les poissons et les légumes, et a donné son nom à un plat traditionnellement servi le vendredi composé uniquement de légumes cuits.

La bouillabaisse :

Mélange de plusieurs poissons de roche que l'on fait bouillir ensemble. Elle doit en contenir au moins cinq sortes : araignées (vives), fielas (congre), rascasse, grondin, baudroie (lotte), saint-pierre, merlan, saran, murène, girelle, maquereau auxquels on peut ajouter des petits crabes appelés favouilles...

La ratatouille:

Multicolore et parfumée, la ratatouille est un savoureux mélange de légumes - selon les saisons courgettes, aubergines, tomates, poivrons - d'ail, d'oignon, d'huile d'olive, d'herbes de Provence et de persil. Sa notoriété est quasi universelle. Elle accompagne aussi bien les viandes et les poissons, et peut être même doublée de riz nature.

L'anchoïade :

Une préparation composée d'anchois, d'ail, de vinaigre, d'huile d'olive et de grosses tranches de pain. On trempe les anchois dans la préparation et on les étend entre deux morceau de pain. Faire griller le tout sur de la braise... et manger avec les doigts !
Ou encore : piler les anchois avec l'huile d'olive et l'ail, faites chauffer et servez cette sauce puissante dans une petit bol de terre crue chauffé d'une bougie. Vous tremperez alors des légumes crus débités en fines portions : chou fleur, céleri, carotte..

La daube :

Parmi les mets carnés, la daube est le plus typique de Provence. Il se compose de quelques morceaux de "talhons" de boeufs cuits lentement dans du vin rouge, avec des oignons entiers piqués de clou de girofles, persil, thym, laurier, gousses d'ail et écorces d'orange. Mijotée pendant une journée entière, on dit qu'elle est meilleure encore lorsqu'elle est réchauffée le lendemain.

Les fromages de chèvre

Le Banon :

Fromage au lait de chèvre ou de brebis, il est enveloppé dans une feuille de châtaignier, ficelé avec du raphia, séché puis macéré dans un mélange d'huile d'olive, de vin blanc et de marc.

La Brousse du Rove :

C'est un fromage frais au lait de brebis et les Tomes au lait de brebis ou de chèvre sont des fromages frais, répandus dans toute la région.

Les desserts

Les calissons d'Aix :

C'est une confiserie composée d'amandes douces, de fruits confits, melon, abricot, mandarine et parfumée à la fleur d'oranger.

Les navettes :

Ce sont de petits biscuits secs en forme de barquette parfumés à la fleurs d'oranger ou à l'anis. C'est une des spécialités de Marseille, que l'on trouve partout dans les boulangeries.

Les fruits confits :

l'abondance des fruits dans la région d'Apt a permis à la cité de faire des fruits confits sa spécialité -la tradition de confire les fruits remonterait aux temps des Romains qui les trempaient dans le miel.

Les 13 desserts de Noël :

Obligatoires sur une table provençale, ils clôturent le gros souper que l'on prend après la messe de minuit. Ils sont treize autour de la table comme le Christ et ses apôtres.
Toutefois six d'entre eux sont nécessaires :
- Les nougats noir et blanc ainsi que les quatre mendiants qui évoquent la couleur de robe des ordres monastiques.
- Raisin secs : Dominicains
- Noisettes : Augustins
- Figues sèches : Franciscains
- Amandes : Carmélites
On y ajoute des fruits frais : pommes, poires et mandarines ; des cédrats confits, des dattes et des noix ; et on finit avec la pompe à l'huile, sorte de fougasse badigeonnée d'huile d'olive à la sortie du four.

Les Santons de Provence

Ce sont de petites figurines d'argile, peintes à la main. Inspirées du monde villageois, ils constituent la crèche du Noël provençal. Cette crèche comprend : la Sainte Famille, les rois mages - seulement intégrés à l'épiphanie - l'âne, le boeuf, l'ange, les bergers et les bergères portant les offrandes, et "Lou Ravi" (le Ravi) levant les bras au ciel. Mais aussi les personnages de la Pastorale, petit théâtre de la Nativité mêlant profane et sacré. Créée à Marseille en 1842 par Antoine Maurel, la Pastorale comporte l'aveugle et son fils, le Pistachié (valet de ferme comique), le maire, le boumian (le bohémien), le tambourinaïre, le meunier, le pêcheur, le chasseur, la poissonnière, la lavandière, le boulanger, le rémouleur, la fileuse... auxquels il faut rajouter l'Ange Boufareu aux joues gonflées tant il a soufflé dans sa trompette pour annoncer la Bonne Nouvelle. En habit traditionnel, peint ou réalisé dans les fameux imprimés provençaux, chaque personnage a son attitude propre, sa taille et son visage. Cette crèche géante permit à la population, lorsque l'interdiction du culte pesa sur Marseille au milieu du XIXe siècle, de célébrer la Nativité à la maison.

Le Pastis

Véritable institution en Provence, le pastis est une boisson à base de liqueur d'anis qu'on dilue dans de l'eau fraîche. Mais ne pas s'aviser de commander un "pastaga" à la terrasse d'un café sous peine d'être catalogué "estranger". Ici, on l'appelle le "jaune". Dans certains établissements, il se sert au mètre. Le patron aligne côte à côte des verres sur le comptoir et renverse la bouteille en suivant cette ligne. Servi nature, ses qualités apéritives sont reconnues, mais on peut l'agrémenter de divers sirops. Avec de l'orgeat, il devient une "mauresque", de la menthe, un "perroquet", de la grenadine, "une tomate".

Les Tissus Provençaux

Inspirés des cotonnades indiennes d'Extrême-Orient, les tissus provençaux sont des étoffes de coton peintes ou imprimées. Les motifs sont fleurs, herbes, oliviers, vignes, les couleurs sont bronze, mauve, olive, rouge... Coiffes, châles, gilets, jupons volantés, mais aussi nappes, linges de maison... évoquent la Provence, la beauté de ses terres et son esprit de fête.

La Faïence de Moustiers

Moustier est le berceau de la faïence provençale. Ce petit village préalpin possède un gisement local d'argile fine d'une exceptionnelle qualité et un savoir-faire potier qui remonte au XVIIe siècle. La vaisselle de Moustier est connue dans le monde entier. Sa faïence est une pure perfection, d'un émail blanc laiteux, ornementée de motifs peints à la main mêlés de couleurs chaudes, représentant des fleurs, des guirlandes, des grotesques... La beauté et la délicatesse de cette faïence a séduit les plus grands noms de la cuisine française.

Les Faïence de Salernes

La petite tomette rouge de forme hexagonale, marquée du sceau "Salernes (Var) France" est une des Images bien typique de la Provence. Connu dans le monde entier, ce petit maillon au grain fin, doux et chaud, a fait la réputation de Salernes. Ici l'activité est intense et s'organise autour de la production de ces tomettes. Ce sont près de 300 personnes qui travaillent dans une quinzaine de fabriques.

La lavande

Le bleu intense des lavandes et leur parfum inoubliable sont "l'âme de la Haute-Provence". De juin à septembre, les pays de Sault, Forcalquier, la montagne de Lure, le plateau de Valensole... s'habillent de cette lumière mauve, qui fait le ravissement des promeneurs. Les usages de la lavande sont multiples : parfumerie, pharmacie, cosmétique, bouquets, miel... Il faut distinguer la lavande du lavandin. La lavande est une plante sauvage, qui pousse à partir de 600 mètres d'altitude. Le lavandin est un hybride crée par l'homme, un croisement entre l'aspic et la lavande. Il pousse en basse altitude et est plus facile à exploiter. Son usage est essentiellement industriel : détergent, cosmétiques... Plus on monte en altitude plus la couleur et l'odeur de la lavande s'intensifient.

La Pétanque

"Le jeu de boules est une affaire trop importante pour qu'on s'occupe d'autre chose !" Surtout pratiquée par les hommes, la pétanque est accessible à tous. Libre et gratuite, elle se pratique dehors, sur les places publiques. Son but consiste à envoyer de grosses boules en fer le plus près possible d'un cochonnet (petite boule de bois légère). La partie se gagne en 13 points. Lorsque qu'une équipe n'en a pas marqué un seul de la partie, on dit qu'elle est "fanny". La pétanque tient son nom de l'expression "avoir les pieds tanqués", c'est à dire les pieds bien joints, derrière la limite fixée au sol avant de lancer sa boule. Les Mondiaux de Pétanque en Juillet à Marseille : le plus grand concours de boules du monde, avec plus de 11000 participants de toute la France et l'étranger. Un concours pour les jeunes, un pour les femmes et le Trophée des Artistes, viennent compléter cette grande fête sportive et populaire ouverte à tous, avec récompense pour tous et pour l'équipe gagnante une boule en or.

Le vin

A l'instar de l'olivier, la vigne a été implantée en Provence par les Phocéens il y a 26 siècles. Ces 25 dernières années, les vins de Provence vivent un nouvel essor. La viticulture représente aujourd'hui 30% de la valeur de la production agricole régionale. Avec 106 000 ha., la vigne s'étend sur 16% de l'espace agricole. Elle se répartit pour sa moitié dans la Vaucluse, 35% dans le Var et 12% dans les Bouches-du-Rhône. 90% des viticulteurs adhèrent à des caves coopératives, regroupées en unions de caves et syndicats. Les domaines, quant eux, représentent 9% des viticulteurs, mais leur présence prédomine dans les appellations. Si la vigne a vécu une réduction de ses surfaces globales, les vignobles d'A.O.C (appellation d'origine contrôlée) s'étendent. La Provence compte désormais 17 appellations, grâce à l'élargissement aux V.D.Q.S (vins délimités de qualité supérieure). Trois ensembles viticoles se distinguent:

Les Côtes du Rhône

Dominé par le massif des dentelles de Montmirail, ce vignoble s'étend de Valréas à Avignon. Il se compose de 6 A.O.C : les Côtes du Rhône, les Côtes du Rhône Village, le Châteauneuf-du-Pape, le Gigondas, et deux vins doux, le Muscat de Beaumes-de-Venise et le Rasteau.

Les Coteaux de Provence et du littoral

Issus des collines varoises, ces vignobles possèdent 1 A.O.C, les Côtes de Provence et 1 appellation en V.D.Q.S, les Coteaux Varois, prochainement A.O.C. Dominés par la Sainte-Victoire au coeur de la campagne aixoise, ici le vignoble comporte 1 appellation, les Coteaux d'Aix. Répartis sur 42 communes, 40 dans les Bouches-du-Rhône et 2 dans le Var. Les Vins des Baux-de-Provence nouvellement créés, comprennent 12 domaines répartis sur 7 communes des Alpilles. Le long du littoral, 4 A.O.C locales : Bandol, Bellet, Cassis et Palette.

Les Côtes du Ventoux et Côtes du Lubéron

Nichés entre le Mont Ventoux, la Durance et le Plateau de Valensole, ces A.O.C d'altitude côtoient à l'est un secteur en V.D.Q.S, les Coteaux de Pierrevert.

Les Vins Rosés

Les vins rosés, particulièrement les Côtes de Provence, ont fait la réputation des vignobles provençaux. Fruités, très légèrement secs, il se boivent jeunes et doivent être servis frais. Ce sont des vins idéals pour l'été.

Les Vins Rouges

Certains vins rouges de Provence ont aujourd'hui conquis une renommée internationale, parmi eux : le Châteauneuf-du-Pape et le Gigondas. Ces crus appartiennent aux rouges de garde. Il faut laisser vieillir au moins 4 ou 5 ans avant de les consommer. Plutôt forts, ce sont des vins qui ont du corps, un arôme à la fois fruité et boisé. Ils se boivent à température, et on pensera à les ouvrir, pour qu'ils respirent et prennent tout leur caractère, une demi heure avant. Il existe aussi des rouges que l'on boit jeune. Plus fruités et plus légers, ils sont parfaits pour les apéritifs, ou pour accompagner les salades, la cuisine légère... Ils se boivent frais ou à température ambiante selon les goûts. Parmi eux, Côtes de Ventoux et Côtes du Lubéron.

Les Vins Blancs

Moins répandus en Provence, les vins blancs sont ici plutôt fruités, doux et sucrés. Le Beaumes-de-Venise est un de ces vins. Il se boit en apéritif, ou pour accompagner les petits moments de détente. Il existe des blancs moins sucrés, plus fins et capiteux. Parmi eux, les vins de Cassis. Ils accompagnent particulièrement bien tous les poissons.

L'olivier et l'huile d'olive

L'olivier est un arbre très ancien, qui a, au fil des siècles, accompagné la bonne marche des peuples. Il fait la richesse et le secret de la gastronomie provençale. Les égyptiens l'utilisaient déjà pour ses vertus cosmétiques, gustatives et médicinales. La Provence compte 600 variétés d'olives. Les plus connues sont : l'aglandau, la grossane, la salonenque, la picholine, la verdale, la lucques... Vertes ou noires, certaines servent à la consommation directe, en apéritif notamment, dénoyautées, cassées ou avec noyau. Les autres sont destinées à la fabrication de l'huile. L'huile vierge, utilisée pour la cuisine, est obtenue par pression à froid. La cueillette se fait à la main durant l'automne. Conduites au moulin, les olives sont d'abord broyées, la pâte obtenue est ensuite pressée et une centrifugeuse sépare l'huile de l'eau. L'huile vierge a un degré d'acidité très faible et ne subit aucun traitement chimique. L'huile vierge, utilisée pour la cuisine, est obtenue par pression à froid. La cueillette se fait à la main durant l'automne. Conduites au moulin, les olives sont d'abord broyées, la pâte obtenue est ensuite pressée et une centrifugeuse sépare l'huile de l'eau. L'huile vierge a un degré d'acidité très faible et ne subit aucun traitement chimique. Découpez une bonne tranche de pain frais et laissez y couler un filet d'huile d'olive. Un vrai régal !

L'architecture traditionnelle

Contrairement à ce que pensent les gens du Nord, les provençaux craignent le soleil. Ils déploient d'ailleurs quantité de ruses pour le fuir. Rester à l'ombre constitue tout un art. Mais ce n'est pas le seul. L'art de vivre à la provençale, c'est tout d'abord la belle simplicité des matières du décor quotidien : carrelages, murs teintés de pigments naturels, fers forgés... C'est aussi la bonté de la terre qui offre quantité de ressources : oliviers, lavande, argile... C'est enfin l'intelligence du quotidien qui permet aux provençaux de profiter de toutes ces bonnes choses.

La maison provençale

Elle est dans les villes, comme dans les villages, est en pierre. Le calcaire, qui est la composante majeure des sols provençaux, explique le nombre important de carrières répartis dans la région, d'où sont extraits les pierres à bâtir. L'argile y est aussi abondante, utilisée pour la fabrication des tuiles. Le toit des maisons est en général fait de tuiles rondes de couleur rouge

La bastide

C'est une grande demeure bourgeoise du XVIIe siècle, faisant office de seconde résidence. Assez proche de la maison de notable, elle s'en différencie par la régularité de ces ouvertures, une plus riche ornementation des façades et un jardin extérieur.

Le "château" ou domaine

Apparaissent au XIXe siècle. Ce sont de grandes bâtisses à l'architecture plus simple, sans décoration sur la façade principale et parfois agrémentées de tourelles d'angle.

Le cabanon

Il se trouve au bord de mer. C'est une maisonnette de brique, aux murs blanchis à la chaux, ne comptant qu'une seule pièce. Il faisait office de résidence secondaire des couches populaires.
Il ne reste guère de maisons antérieures au XVIIe siècle. Une des plus typiques demeure la haute maison à trois étages, étroite, et à deux ouvertures de façade.

Le quartier du Panier

Marseille, en concentre un nombre très représentatif. Le "trois fenêtres", apparu au XVIIIe siècle, devient le modèle du genre. Ce nouveau type est à la fois une maison bourgeoise et une maison populaire, très répandu dans toute la Provence. Mais ce sont certaines parties extérieures qui font la particularité de l'architecture provençale telles que les baies, les escaliers, les balcons, les terrasses, les souches de cheminées.

Les marchés provençaux

Les marchés en Provence animent villes et villages de couleurs et de bruits. A l'ombre des grands parasols les maraîchers étalent leurs fruits et légumes en offrant une palette chatoyante d'où émanent des effluves de menthe fraîche, de basilic, de romarin et d'épices. C'est là où l'imagination culinaire prend sa source, mais c'est là aussi que les provençaux se rencontrent et bavardent. A Aix-en-Provence, il y a autant de marchés que de jours de la semaine. Du marché aux légumes, aux livres anciens, sans oublier celui des fleurs, ils animent la ville de couleurs et de sons. Lieux de rencontres et de découvertes, notamment celle d'un patrimoine gastronomique ensoleillé, ils s'installent sur les nombreuses places du centre ville et dans les quartiers. Tous sont à l'image de la cuisine provençale : authentiques, frais, variés et parfumés.

Le festival d'Aix-en-Provence

Créé en 1948, le Festival International d'Art Lyrique d'Aix-en-Provence accueille chaque année au mois de juillet les amateurs d'art lyrique venus du monde entier. Avec son escalier d'honneur, ses voûtes médiévales, quatre ailes repliées sur un espace d'élégantes proportions, la cour de l'Archevêché offre un rapport privilégié entre scène et public. Un passé qui puise aux premiers temps de l'ère, magnifié au Grand Siècle, devenu théâtre un soir de 1948, ce fleuron du patrimoine aixois est le point fort, emblématique, du Festival. Le théâtre vibre au son des grandes voix de l'Opéra qui interprètent Mozart sous le ciel étoilé, mais aussi Haendel et Britten dans des productions prestigieuses.

Le festival d'Avignon

Le festival de Marseille


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