Marcel Pagnol né à Aubagne, en Provence, le 28 février 1895.
Marcel Pagnol était le fils d'un instituteur et d'une couturière. Il fut écrivain précoce.
Il fait ses études secondaires à Marseille tout en commençant à écrire des poèmes pour la revue Massilia. En 1913, il entre à la Faculté des Lettres d'Aix-en-Provence et fonde la revue Fantasio qui deviendra Les Cahiers du Sud.
En 1915, licencié d'anglais, il est nommé professeur au Collège de Tarascon puis, en 1917, au Collège de Pamiers.
Il revient à Aix-en-Provence comme répétiteur en 1918. Il occupe le même poste au Lycée Saint-Charles de Marseille et se met à écrire des tragédies.
En 1925, il "monte" à Paris comme répétiteur au Lycée Condorcet et commence à fréquenter les milieux littéraires.
Il fait représenter Les Marchands de gloire au Théâtre de la Madeleine. La pièce n'a pas grand succès. Nullement découragé, il fait jouer Jazz l'année suivante au Théâtre des Arts. En 1927, il abandonne l'enseignement.
En 1928, Topaze est donné au Théâtre des Variétés et obtient un succès considérable.
Il en est de même pour Marius représenté en 1929 avec Raimu dans le rôle de César.
En 1931, Pagnol réalise son premier film tiré de Marius. De ses pièces Fanny (1932) et César (1933) il fera d'autres films.
Il fonde en 1935 Les Cahiers du cinéma pour défendre ses théories sur le septième art.
Il adapte pour le cinéma des sujets empruntés aux romans de Giono.
Il fait quelques incursions du côté du roman Pirouettes (1932), L'Eau des collines, en deux parties : Jean de Florette et Manon des sources (1964) ainsi que du côté de la traduction Hamlet (1947), Les Bucoliques (1958).
Après la Seconde Guerre mondiale, Marcel Pagnol est élu à l'Académie française (1946).
Il revient au théâtre avec Judas (1955) et Fabien (1956), pièces qui connaissent des fortunes diverses.
Ce sont surtout ses souvenirs d'enfance qui lui vaudront un regain de succès. La Gloire de mon père (1957), Le Château de ma mère (1957).
Le genre romanesque n'est sans doute pas celui que Pagnol a abordé avec le plus de bonheur, bien que L'Eau des collines retrouve l'un des thèmes profonds de la terre provençale. Cet amour du pays, on le relève également dans les Souvenirs d'enfance, où il s'associe aux transfigurations de la mémoire.
A cet égard, La Gloire de mon père constitue une œuvre remarquable. Marcel Pagnol y évoque la figure de ce père instituteur, qui disposait d'une culture étendue, savait communier avec la nature et possédait une haute conscience morale.
A la Bastide Neuve, Marcel Pagnol connut le bonheur auprès de ceux qui l'entouraient. Car il y avait encore là sa mère, toute tendresse, et l'oncle Jules, d'une sagacité sans égale.
Pagnol a dit : "Si j'avais été peintre, je n'aurais fait que des portraits".
Marcel Pagnol mourut à Paris le 18 avril 1974.