Michel de Nostredame, dit Nostradamus naquit le 14 Décembre 1503 à St Rémy de Provence. Issu d'une famille juive convertie au Catholicisme.
Ses parents étaient de riches commerçants ; ils firent six enfants dont Nostradamus fut l'aîné.
Son arrière grand-père, médecin et libre penseur, initiera le jeune Michel de Nostredame aux mystères des mathématiques, des astres et de la Cabale hébraïque.
En 1521, il s'inscrit à la faculté de médecine de Montpellier. Mais en 1526, les épidémies de peste l'impressionnèrent fortement. Il part soigner les pestiférés et il décide d'approfondir l'étude des plantes et de sceller sa vocation de médecin. En 1529, il reprend à Montpellier ses études de médecine où il fréquentera, durant deux ans, un autre grand nom de la Renaissance : Rabelais.
En 1534, un drame marquera sa vie à jamais : sa femme et ses deux enfants meurent de la peste. Michel fait alors la connaissance d'un certain Jules-César Scaligero. Italien installé à Toulouse qui pratique la botanique et fabrique des onguents aux vertus diverses.
Ce grand imposteur, très connu dans la région, fascine Nostradamus et inquiète les autorités religieuses par ses idées un peu trop progressiste pour l'époque.
C'est alors que le Tribunal de l'Inquisition de Toulouse mène une enquête sur les fréquentations de Michel de Nostredame, car il doute de sa foi.
Nostradamus prend peur. Il quitte Agen et entreprend un Tour de France compagnonnique de quatre ans, de 1540 à 1545, qui l'amènera à rencontrer de nombreux savants et médecins.
Ces maîtres à penser sont Galien et Paracelse. Il met au point un remède (à base de plantes) pour prévenir la peste. En 1546, il l'expérimente à Aix lors d'une terrible épidémie : son remède est très efficace.
Nostradamus est appelé partout ou des épidémies sont signalées. Dans le même temps, il commence à publier des almanachs donnant des prévisions météo pour les cultures des plantes. Il étudie désormais les astres.
Le 11 Novembre 1547, il épouse Anne Ponsard, une jeune veuve de Salon-de-Provence (alors appelé Salon-de-Crau). Le couple s'y installe dans la maison abritant aujourd'hui le musée Nostradamus. Michel s'établit comme médecin et "astrophile", comme il aimait à se définir.
En fait, il donnait des consultations de médecine et d'astrologie, avec toujours des remèdes à base de plantes. Michel de Nostredame, comme il est fréquent à l'époque, fait latiniser son nom et devient Nostradamus.
En 1549, Nostradamus trouve à Milan des idées de confitures médicamenteuses. Toujours passionné par l'alchimie végétale, il expérimente des traitements à base de confitures végétales.
En 1552, il publie son "Traité des confitures et fardements". Le 3 Mai 1555, il publie la première édition des "Centuries". Le succès est immédiat dans tout le royaume. Convoqué à Dijon devant le Parlement, il devra s'expliquer : il est relâché.
La reine Catherine de Médicis, est frappé par le quatrain I-35 prédisant la mort du roi Henri II dans des circonstances identiques à celles d'une autre prophétie. En Juillet 1555, elle convie Nostradamus à la Cour pour qu'il établisse les horoscopes de ses trois fils ; le prophète de Salon s'exécute.
En 1557, une nouvelle édition des "Centuries" est publiée en incluant de nouveaux quatrains, sixtains et présages.
Le 30 Juin 1559, le roi Henri II meurt dans les circonstances décrites par Nostradamus, lors d'un tournoi chevaleresque, l'oeil transpercé par la lance de l'adversaire.
L'émoi à la Cour est considérable. Nostradamus, atteint par la goutte, ne peut se déplacer. C'est donc Catherine de Médicis et sa Cour qui le rencontrent à Salon-de-Provence en 1564. Le prophète prédit que le neveu de la reine, un certain Henri de Navarre, montera sur le trône de France ; Nostradamus a ainsi correctement prévu les règnes de Henri IV, mais aussi ceux des trois fils de Catherine de Médicis : François II, Charles IX et Henri III.
Une mort annoncée : le 2 Juillet 1566, la goutte a raison de la santé de Nostradamus, a 62 ans, 6 mois et 17 jours, il est retrouvé mort dans sa Maison , près de son lit et de son banc ... tel qu'il l'avait prédit dans un de ses quatrains.