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Mireille Mathieu est née dans la noble cité des Papes. Dans cet Avignon qui verra naître et grandir auprès de Mireille treize petits frères et sœurs.

21 novembre 1965 : Une toute jeune fille paraît sur les écrans de la télévision.

Il ne faudra pas un an à la jeune chanteuse pour que son nom soit connu jusqu'au fond des chaumières de France.

Le reste du monde suivra et on parlera, pour une fois sans risque d'exagération, de conte de fées.

Son père Roger est tailleur de pierre et son grand rêve était de devenir chanteur, car il avait une agréable voix de ténor.

Lorsque Mireille a quinze ans, la famille Mathieu déménagent dans un appartement tout neuf de cinq pièces et, luxe suprême, une salle d'eau. "ça a été le plus beau jour de ma vie" raconte Mireille et, pour la première fois, j'ai pris un bain ! C'était une sensation extraordinaire.

Mireille prend très vite sa part de responsabilités.

Roger Mathieu, c'est un excellent ouvrier qui ne rechigne pas à l'ouvrage.

Les vacances ?, les loisirs ? Ce sont là des mots dont la famille Mathieu ignore la signification.

"J'avais quatre ans quand j'ai chanté en public pour la première fois. C'était pendant la messe de minuit."

A force d'entendre des grands noms de la chanson à la radio et à la télévision, elle pense qu'elle aimerait bien être à la place de ces hommes, de ces femmes. Elle a envie d'affronter un autre public que sa famille ou ses camarades d'école.

Edith Piaf est son idole, son modèle. Déjà, à l'école, pendant les classes de couture, ses camarades lui demandaient toujours "La vie en rose". En acceptant Mireille comme élève, Laure Collière, professeur de chant, ne lui cache pas qu'elle a choisi un métier où il y a davantage d'appelés que d'élus. "Tu sais" , lui dit-elle, "pour être chanteuse, il faut être solide, physiquement et moralement. Tu risques plutôt, en fin de compte, de te retrouver sur la paille plutôt que sur les coussins d'une Rolls."

"ça, je m'en doute" , répond Mireille, "mais qui ne risque rien n'a rien, pas vrai ?"

Johnny Stark, gérant d'artistes, voit aussitôt en elle un talent incroyable mais en la signant, l'avertit : "N'oublie pas que tu es une débutante. Mets-toi dans la tête, une fois pour toutes, que je vais te faire travailler comme un forçat, que je ne te passerai rien, que je serai sans pitié. Réfléchis, il est encore temps de dire non. Si tu veux m'écouter, travailler et surtout ne pas aller trop vite dans la voie du succès, je ferai de toi quelqu'un de très bien, de très grand, une véritable vedette."

Il sait aussi que, quoi qu'il arrive, elle s'accrochera, car c'est une lutteuse pour qui chanter compte avant toute chose.

Johnny remet Mireille entre les mains du chef d'orchestre Paul Mauriat qui lui apprend "à ne pas hurler" , comme dit Stark.

Et puis, il y a les répétitions, les séances de photos, les interviews auxquelles Stark ne manque pas d'assister, les leçons de musique, de chant, de danse, de français, d'anglais et aussi de maintien.

Stark dit encore que "l'extraordinaire succès de Mireille, l'incroyable rapidité avec laquelle elle a atteint les sommets de la célébrité ne doivent rien à un miracle. Elle aime le travail pour le travail"."En période de pointe, d'enregistrements successifs et intensifs, ainsi que cela est arrivé aux Etats-Unis, par exemple, Mireille ne dort que quatre heures par nuit, quitte, naturellement, à se rattraper par la suite... Mais sa devise, en bonne croyante qu'elle est, est: "Mon travail et mon Dieu".

Enfin, un samedi 15 mars, il y a répétition pour le "Ed. Sullivan Show", l'émission de variétés la plus populaire des Etats-Unis (50 millions de téléspectateurs).

Dès le dimanche suivant, après la diffusion de l'émission, le succès ne fait plus aucun doute. L'Amérique entière, bouleversée par la voix de la demoiselle d'Avignon, se répète le nom de Mireille Mathieu.

Puis c'est Las Vegas, Hollywood... Un tourbillon d'interviews, de coups de fil, d'invitations. A New-York, où elle est une des têtes d'affiche du "Merv Griffin Show", Mireille "fait un malheur".

Elle chante toujours l'amour. "Il n'y a qu'en chanson que je peux dire je t'aime" ,avoue-t-elle.

Elle extériorise le romantisme, commun à toutes les filles, qui est en elle comme en toutes.

"Mes chansons parlent toujours d'amour. C'est comme ça que je les aime".

Mireille Mathieu a chanté devant tous les publics, dans tous les pays et elle est autant aimée des gens simples que des grands de ce monde. Elle a d'ailleurs été reçue par tous les souverains et chefs d'Etat. Elle a fait le tour du monde.

"Là où elle se sent le mieux, finalement, c'est sur la scène" , a dit un jour Johnny Stark, qui ajouta : "Là, elle est seule ; elle a la paix".

"Dans la vie d'une chanteuse" , déclare-t-elle, "il n'y a pas que des triomphes et des rappels. Il y a des jours où il faut partir alors qu'on n'en a aucune envie. Il faut aussi sourire quand le cœur n'y est pas à cause d'un chagrin qu'il faut taire. Il y a également la fatigue qu'il faut oublier car le rideau rouge doit toujours se lever".
"Qu'importe d'avoir le cœur désespéré quand il faut chanter la joie. Qu'importe le trac qui vous paralyse au moment où les projecteurs s'allument".

Telle est Mireille, un cœur qui chante, un cœur qui pleure... mais surtout un cœur qui aime.

La traduction est effectuée par google Outils linguistiques.

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