Gaston Deferre né le 4 septembre 1910 à Marsillargues (Hérault)
Fils de Paul Defferre, il fit ses études au lycée de Nîmes puis à la faculté de droit à Aix-en-Provence. Avocat au barreau de Marseille, secrétaire de Maître Renaudin, avocat d'affaires, son rôle commence avec la Résistance.
Sous le pseudonyme de Denvers et de Massereau, il anime le réseau Brutus, fonde les Milices socialistes, est membre du Comité du parti socialiste clandestin, prend contact à Londres et à Alger avec le Général de Gaulle, activité qui lui vaut d'être président de la délégation municipale de Marseille après la Libération.
Maire de Marseille en 1944-1945. Délégué à l'Assemblée consultative provisoire (1944), député aux deux assemblées nationales constituantes (1945-1946), il mène désormais deux existences : parlementaire à Paris, maire de Marseille de 1953 à sa mort.
Il devient directeur du journal "Le Provençal" (à la place du Petit Provençal ) le 22 août 1944 -jusqu'à 1986-.
Il contrôle aussi Var-matin, le Méridional. Bref, il inspire plus ou moins directement un empire de presse.
Les Marseillais furent très sensibles à son activité municipale. Jamais maire de Marseille n'a exercé aussi long mandat.
Durant ces 33 ans, il favorise les constructions scolaires, la construction de nouveaux hôpitaux, fait exécuter le tunnel sous le Vieux-Port, aménage la promenade de la Corniche.
Il fit construire une nouvelle bibliothèque, un nouveau théâtre (la Criée), inaugure le métro. Depuis le second empire, Marseille n'avait jamais connu une transformation aussi importante et aussi heureuse.
En 1981, il devient Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation.
Edmonde Charles-Roux fut la troisième épouse de Gaston Defferre. Fille d'ambassadeur, romancière, membre de l'académie Goncourt.
Gaston Defferre décède le 7 mai 1986, la cérémonie religieuse, bien qu'il fût protestant, eut lieu à la cathédrale de Marseille ; le temple de la rue Grignan n'aurait pu contenir la foule.