Alphonse Daudet est né à Nîmes, le 13 mai 1840. Il est mis en nourrice à Bezouce, petit village près de Nîmes, il y parle provençal et vadrouille dans la garrigue.
A Nîmes, il entre à l'école des frères où règne une discipline rigoureuse. L'industrie de la soie est en crise et la fabrique du père connaît des difficultés de plus en plus grande jusqu'à la fermeture et la faillite.
C'est le départ pour Lyon, en septembre Alphonse entre au lycée Ampère, sa pauvreté et son accent du midi en font une tête de turc, il se réfugie dans un travail acharné et obtient de bons résultats.
Alphonse rejoint son frère qui, entre temps, s'est installé à Paris. Ils vivent tous les deux dans un logis minuscule.
Alphonse s'intègre à toute une bande de peintres, poêtes et d'étudiants. Il compose un recueil de poêmes : "Les Amoureuses".
Alphonse Daudet contracte la syphilis, maladie incurable à l'époque. Les médecins lui conseillent du repos dans le midi.
A Nîmes il retrouve un cousin Henri Reynaud et s'embarque avec lui pour une expédition en Algérie. Il rentre vite sur Paris car, enfin, une de ses pièces est montée à l'Odéon.
Entre temps il a eu l'occasion de rencontrer Mistral , qui avait dix ans de plus que lui. Il prend connaissance du Félibrige . Entre eux naît une amitié profonde, qui durera toute leur vie. En 1859 Mistral vient chez lui, à Paris, pour présenter sa "Mirèio" à Lamartine qui est enthousiasmé. Plus tard Daudet sera le témoin de mariage de Mistral.
En 1860 il obtient une situation d'attaché au cabinet du duc de Morny. Il a son bureau au Palais-Bourbon. Mais étant malade, toute sa vie sera partagée entre Paris où il travaille et le Midi, la Corse ou l'Algérie, où il se soigne et trouve l'inspiration pour écrire ses nouvelles.
Ses principales œuvres : Les lettre des mon moulin, le Petit Chose, l'Arlésienne, Tartarin de Tarascon, Souvenirs d'un homme de lettres. ...
La maladie gagne, Daudet éprouve de plus en plus des troubles de l'activité motrice et des douleurs violentes, seule la morphine parvient à les calmer. Ce supplice va durer douze ans.
Il meurt à l'âge de 57 ans le 6 décembre 1897.