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Henri Cosquer , directeur du centre de plongée de Cassis, découvre l'entrée de la grotte en septembre 1985. Quelques jours plus tard, mieux équipé, il parcourt 50 mètres dans la galerie.

A sa troisième visite, il doit renoncer au bout de 100 mètres, son ami resté sur le bateau pour la sécurité pouvant s'inquiéter.

Ce n'est qu'en octobre 1985 qu'il parvient au bout des 150 mètres de la galerie et découvre une vaste salle émergée. Henri Cosquer admire les nombreuses concrétions (stalactites et stalagmites) mais, insuffisamment éclairé, il n'aperçoit pas les peintures. Il décide à cet instant de ne rien dévoiler de sa découverte.

Pris par ses obligations professionnelles, Henri Cosquer ne retourne dans sa grotte qu'en juillet 1990.

Accompagné de deux clients belges, il pose 120 mètres de fil d'Ariane pour sécuriser l'accès. Le fil d'Ariane définitif est posé un an plus tard.

Entre Marseille et Cassis, les massifs de Marseilleveyre, du Puget, de la Gardiole plongent dans la mer. La côte très découpée abrite de nombreuses calanques.

C'est dans ce littoral aux échancrures nombreuses que se situe la grotte découverte par Henri Cosquer et qui porte son nom.

L'entrée de la grotte est à 37 mètres sous le niveau de la mer. Au bout d'un boyau inondé de 150 mètres, on atteint une immense cavité émergée. Les bisons, chevreuils, cerfs, bouquetins et les fameuses mains négatives ornent les parois.

Les ornements datent de - 18000 à -27000 ans, pendant la dernière glaciation. La mer était alors 120 mètres au-dessous du niveau actuel. La grotte alors située à l'air libre servait de refuge aux hommes.

Le 9 juillet 1991, Henri Cosquer, sa nièce et deux moniteurs du centre, admirent les concrétions dans la première salle.

Par un passage étroit, ils découvrent une deuxième salle s'ouvrant sur une voûte impressionnante, la "Cathédrale".

Sur la paroi, ils remarquent une main peinte. Quand Henri Cosquer reçoit deux jours plus tard les photos de l'exploration, il découvre deux autres mains.

Au cours de l'été, deux autres explorations permettent à Cosquer et son équipe de faire l'essentiel des découvertes : plusieurs mains négatives et de nombreux animaux peints ou gravés.

Le premier septembre de la même année, un terrible drame endeuille le site. Prévenu par les sapeurs pompiers, Henri Cosquer et son équipe arrivent trop tard sur les lieux. Trois grenoblois mal équipés meurent noyés dans la galerie.

Le 3 septembre, Henri Cosquer déclare sa grotte aux affaires maritimes de Marseille, qui transmettent le dossier à la DRASM (Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marines). Le 9, l'ensemble des photos est présenté aux scientifiques. L'expertise a lieu du 18 au 20, avec l' Archéonaute , le navire de la DRASM. L'entrée de la grotte est murée à la fin du mois.

Malgré quelques tentatives d'individus ne cherchant qu'à semer le trouble et faire du tort à travers des articles parus dans la presse, l'authenticité de la grotte Cosquer ne fait aucun doute : Des concrétions de calcite recouvrent certaines parties des peintures, des cristallisations sont observées à l'intérieur des traits des gravures, de nombreux morceaux de charbons de bois sont retrouvés et prélevés. La datation en laboratoire leur donnera près de 20000 ans.

En juin 1992, a eu lieu une nouvelle mission, avec notamment, le tournage d'un film.

Les photos ne constituent qu'un vague aperçu du très grand nombre d'ornements découverts dans la grotte.

Les mains négatives, les premières à avoir attiré l'attention de Cosquer, sont au nombre de 46. Datées de ?27000 ans environ, elles sont antérieures aux peintures et gravures.
Parmi la centaine d'animaux, les chevaux constituent l'espèce la plus représentée (36 au total). On trouve aussi des bisons, des aurochs, des bouquetins, des chamois.
Cas rare dans une grotte préhistorique, Cosquer compte 12 animaux marins : pingouins, phoques et poissons.
L'ensemble des animaux s'accorde avec un climat froid, régnant en Provence il y a 20000 ans environ.
De nombreux signes et tracés indéterminés couvrent les parois, se superposant parfois aux dessins.

Une des 46 mains négatives de la grotte (? 27000 ans environ). Les mains négatives ont été réalisées au pochoir, c'est à dire par projection d'argile rouge sur une main appliquée contre la paroi.

Un des nombreux chevaux peints au charbon de bois. La paroi est en outre, couverte de tracés digitaux : traits tracés avec les doigts dans du calcaire ramolli (-18800 ans environ).

Un autre des 36 chevaux représentés dans la grotte. Certains traits semblent interrompus car ils sont recouverts de calcite.

La traduction est effectuée par google Outils linguistiques.

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